La peur de l'échec

Je vais peut-être vous étonner mais l’échec n’existe pas.

Je sais bien que vous tremblez à l’idée de vous tromper, de rater et de ne pas être à la hauteur. Souvent vous avez envie de faire quelque chose, de vous montrer inventive et force de proposition. Mais votre mental et vos peurs vous freinent. À la simple idée d’échouer, vous perdez vos moyens, vous reculez, et c’est cette vision qu’il va falloir transformer. En effet, accepter que l’échec est une composante de la vie, c’est vous laisser la possibilité d’avancer, d’expérimenter et de réussir !

L’échec est une construction mentale

Qui de vous n’a jamais renoncé à faire quelque chose qui lui plaisait par peur de l’échec. Nous sommes toutes concernées et moi la première. Ma peur de parler en public a déjà été un frein pour défendre mes idées ou prendre part à un projet. Ma crainte de ne pas être à la hauteur de ce que les autres attendaient m’a parfois fait perdre mes moyens. Si je travaille encore sur le premier point, le second est désormais quelque chose d’acquis car j’ai fait le choix d’avancer sans me préoccuper du regard d’autrui. Aujourd’hui ma peur d’échouer n’existe plus car j’ai compris que je passais à côté d’opportunités d’avoir la vie que je voulais. La sensation d’échec n’était qu’une construction de mon mental sur laquelle il était possible de travailler.

Aussi, face à l’échec, deux réactions sont possibles : la fuite ou l’acceptation. Soit l’échec vous heurte au plus profond de vous et remet en cause votre estime, soit vous le considérez comme une chance de progresser, de grandir.
Alors, à chaque fois que vous hésitez, demandez-vous si, en cas d’échec, votre vie pourrait être menacée. Si la réponse est non, foncez !

Comprendre vos échecs

Vos erreurs sont autant de bonnes raisons d’apprendre.
Il ne sert à rien de vous replier sur vous-même lorsque vous échouez (ou que vous avez ce sentiment). Adoptez plutôt une attitude constructive en analysant pourquoi vous en êtes arrivée là et comment faire pour que cela ne se reproduise pas.
Vous verrez qu’il vous faudra peut-être adapter votre comportement, acquérir une nouvelle compétence ou changer votre relation aux autres. Réagir comme cela renforcera votre confiance en vous et modifiera en profondeur votre façon de penser. Vous n’aurez plus peur d’échouer – puisque l’échec est une utopie – et vous vous donnerez davantage les moyens de réussir.
Par ailleurs, vous tromper est une bonne façon de vous rendre compte que vous n’êtes pas parfaite. Personne ne l’est après tout. Vous avez sûrement un savoir-faire béton dans un domaine, mais il vous reste des choses à apprendre dans tant d’autres. C’est génial, car la vie est faite pour ça : apprendre et encore apprendre. Quelle chance vous avez donc d’échouer !

Passage en mode solution

Si vous préférez rester passive quand vous échouez, vous passez à côté d’une belle opportunité, celle de choisir votre vie. Quand vous vous trompez, c’est l’occasion de vous montrer créative, de modifier votre mode de pensée et de chercher des solutions pour changer le cours de choses. Vous ne restez plus dans votre coin à attendre que l’orage passe, à vous faire aussi petite qu’une fourmi. Non, l’échec renforce votre capacité à innover. Oui, vous vous êtes trompée. Oui, la réunion que vous avez animée était creuse. Oui, vous avez eu un comportement détestable avec votre entourage. Maintenant, c’est fait, alors avancez. Passer en mode action, c’est vous demander : « Ok, comment je fais pour avancer ? ».
Et pas question de trouver le ou la coupable de votre échec, ni le bouc émissaire sur qui passer vos nerfs. Apprenez à être responsable de vos échecs, à les assumer, car vous êtes la seule responsable de votre vie. Vous vous êtes trompée, très bien. Mais gardez votre énergie pour trouver des solutions. Innovez et soyez plus créative que jamais pour atteindre vos objectifs.
Vous mettre dans une dynamique positive et arrêter de vous apitoyer sur votre sort est donc indispensable. Après tout, qui peut prétendre tout réussir du premier coup ? Connaissez-vous enfin une seule personne qui ne s’est jamais trompée ? C’est votre volonté et votre état d’esprit positif qui fera la différence à la longue.

Finalement, vivre un échec n’est pas une fatalité et ne doit pas devenir une blessure d’amour propre, une cause de souffrance. Au contraire, prenez du recul et laissez-vous la possibilité d’analyser ce qui n’a pas fonctionné. Vous serez tellement fière d’avoir tenté de belles expériences et d’avoir osé dire oui à cette existence qui vous tend les bras. Alors laissez-vous guider par la vie, par vos échecs comme par vos réussites. Bref, soyez juste heureuse d’être qui vous êtes, avec vos bons et vos mauvais côtés !

Tél : 07 49 42 84 46 / Mail : contact@emmanuellecollin.fr

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